Le secteur de l'impression et de la signalétique en quête de rentabilité, de flexibilité et de nouvelles applications
Aperçu du salon Sign2Com, du 4 au 6 octobre à Courtrai
Des imprimantes grand format et de la production DTF à la technologie laser, en passant par les machines de découpe et l'automatisation. En octobre, le salon professionnel Sign2Com réunira à nouveau les acteurs belges de l'impression et de la signalétique à Kortrijk Xpo. Petit aperçu.
Avec une quarantaine d’exposants nationaux et internationaux, le salon opte cette année pour une édition compacte. En une seule journée, le visiteur pourra se faire une idée assez précise de la direction que prend le secteur. Et celle-ci s’oriente de plus en plus vers une production plus efficace, davantage de possibilités d’application et une valeur ajoutée accrue. Malgré un nombre limité d’exposants, l’organisateur du salon, Kortrijk Xpo, parvient néanmoins à présenter une offre assez large sur la surface d'exposition.
Caractère international
Les imprimantes grand format et les tables de découpe restent des attractions majeures, mais on y trouve également, entre autres, des fournisseurs de textiles, de DTF (Direct-to-Film), de technologies de broderie, de systèmes d’affichage, de profilés en aluminium, d’enseignes lumineuses, de machines laser, d’équipements de finition et de logiciels.
Le caractère international du salon est également remarquable. Outre une forte représentation belge, des exposants venus des Pays-Bas, de France, d’Allemagne, d’Italie, de Suède, de Pologne et du Royaume-Uni se rendront à Courtrai. Des noms connus tels que Digital Dot, Dorenberg, Elinco, Epilog Laser, Minerva Textile International, Pals Print & Screen, Pantoon, Roland DG, swissQprint et Zünd côtoient des entreprises spécialisées dans la production d’imprimés comme Mels, Visix Brand Shiners et Zeefdruk Dejonghe.
Impression sur rouleau et sur plaque
PantoonBenes, qui fait partie de Vink Holding depuis juin, entend démontrer que l’impression grand format est loin d’avoir dit son dernier mot sur le plan technologique, grâce à trois concepts de production différents. Au stand 4078, il y aura des démonstration en direct de la Canon Colorado M5W, la HP Latex 730 et la HP Latex R530. Cette dernière, en particulier, illustre une tendance que l’on observe de plus en plus souvent: une seule machine doit pouvoir prendre en charge plusieurs types de travaux. Compacte, la HP Latex R530 combine les supports en rouleau et en feuilles et traite des supports allant jusqu’à 160 cm de large et des feuilles d’une épaisseur maximale de 50 mm. HP cible ainsi notamment les imprimeurs qui souhaitent élargir leur gamme d’applications sans devoir forcément faire de la place pour une grande imprimante à plat distincte.
D'un autre côté, on trouve la Canon Colorado M5W, la plateforme modulaire rouleau à rouleau dotée de la technologie UVgel et d’encre blanche. Cette machine allie volume de production à des applications où le blanc et les finitions spéciales apportent une valeur ajoutée. La troisième machine, la HP Latex 730, est clairement destinée à la production quotidienne. Selon Pantoon, elle atteint des vitesses allant jusqu’à 31 m² par heure, tandis que le chargement des supports s’effectue entièrement par l’avant. Enfin, Pantoon présente également, en collaboration avec Vink VTS, la nouvelle table de découpe à plat Summa F Series Vantage.
La productivité comme argument de vente
swissQprint met également fortement l’accent sur l’efficacité de la production. Au stand 4150, le fabricant suisse présentera ses imprimantes à plat de la génération 5. La vitesse n’est pas le seul élément central. Le fabricant souhaite surtout démontrer qu’une productivité élevée peut aller de pair avec une gamme d’applications plus large et plus rentable. Le vernis, les encres fluo, les effets tactiles et les impressions avec changements de couleur sont mis en avant comme des techniques permettant aux imprimeurs de se démarquer et de proposer des produits à plus forte marge. "Chaque prestataire de services d’impression a des priorités différentes", explique Wim Vandendriessche, directeur général de swissQprint Benelux. "Que l’accent soit mis sur un débit plus élevé, davantage de possibilités d’applications ou une production quotidienne fiable: la technologie appropriée doit soutenir la croissance de l’entreprise. C’est précisément pour cela que la Generation 5 a été développée."
Le DTF devient un processus de production
Dans le domaine de la décoration textile également, cette quête de productivité est d’actualité. Le DTF est désormais une valeur sûre du marché depuis plusieurs années et bénéficie même, lors du salon, de la présence d’exposants spécialisés tels que DTF Market de Liège (stand 4192) et la société néerlandaise DTF.NL (stand 4076).
Zeefdruk Dejonghe (stand 4182) se démarque particulièrement. L’entreprise de Meulebeke est un partenaire de production pour les revendeurs de vêtements promotionnels, de vêtements de travail et de produits dérivés. Sous un même toit, elle combine la sérigraphie, l’impression par transfert, le transfert DTF et la broderie. Depuis cette année, l’entreprise dispose d’un carrousel DTF à neuf stations, destiné à la production de transferts et d’impressions DTF en grandes séries. Le volet numérique de l’activité est tout aussi intéressant. Zeefdruk Dejonghe a développé un outil de calcul en ligne permettant de combiner différentes techniques d’impression et de regrouper automatiquement des barèmes de prix complexes en un seul devis.
Les fournisseurs de machines classiques se lancent eux aussi davantage sur ce marché. Elinco Textielmachines (stand 4005) est présent et apporte à Courtrai, outre des solutions DTF, une nouvelle technologie de broderie. La Melco Summit, annoncée comme une nouveauté sur le site web, dispose de seize aiguilles, atteint une cadence maximale de 1.500 points par minute et utilise notamment la tension automatique du fil, le positionnement laser et la reconnaissance des codes-barres. Ici aussi, l’innovation vise donc de plus en plus à réduire les interventions manuelles.
Le laser joue un rôle plus important
Une autre technologie qui s’impose de plus en plus dans les entreprises de signalétique, de personnalisation et de graphisme est l’usinage au laser. Epilog Laser (stand 416) a choisi Sign2Com pour présenter son nouveau Fusion Ascent. La machine conserve des éléments bien connus d’Epilog, tels que le système de caméra IRIS, l’autofocus et la source laser CO₂ en métal/céramique, mais bénéficie de quelques améliorations pratiques destinées à simplifier son utilisation quotidienne.
Ainsi, l’accès au système optique a été modifié pour accélérer l’entretien et le remplacement des lentilles. Une porte de passage en option permet en outre de traiter des matériaux dont les dimensions dépassent la zone de travail proprement dite de la machine. Avec des vitesses de gravure pouvant atteindre 3.000 mm par seconde, Epilog positionne clairement l'Ascent comme une machine de production. Pour les entreprises d’impression et de signalétique, la possibilité de compléter les travaux d’impression par de la gravure, de la découpe et de la personnalisation est particulièrement intéressante, car elle leur permet de fabriquer de nouveaux produits en interne.
Systèmes de profilés et caissons lumineux
Dorenberg (stand 4149) présente à Courtrai deux nouveaux systèmes de profilés en aluminium pour panneaux rigides. L’entreprise est surtout connue pour ses profilés pour textile, des profilés pour jonc et des profilés à frapper mais elle applique désormais ce principe au montage de panneaux contre les cloisons et les murs. Un profilé distinct est proposé tant pour les applications intérieures qu’extérieures.
Bright Signs-Lichtbak.eu (stand 4145) mise quant à lui sur la rapidité logistique. Ce grossiste spécialisé présente notamment de nouveaux caissons lumineux LED ultra-minces et des modèles standard disponibles en stock. L’entreprise souhaite ainsi offrir aux fabricants d’enseignes une alternative aux caissons lumineux qui doivent être fabriqués sur mesure pour chaque projet. Selon l’entreprise, les modèles en stock peuvent souvent être livrés sous 24 heures.
Du drapeau de plage à la sublimation de cinq mètres
Visix Brand Shiners (stand 4153) sera également présent au salon Sign2Com. Cet imprimeur met notamment en avant son drapeau de plage Typhoon et présente divers supports accroche-regard destinés aux environnements de vente au détail et aux salons professionnels. Par ailleurs, Visix attire l’attention sur son récent investissement dans une ligne de production par sublimation de cinq mètres de large. L’entreprise s’oriente ainsi davantage vers les grandes applications textiles et la signalétique souple, un marché où l’impression, la confection et la présentation sont de plus en plus étroitement liées.
Cette composante textile est d’ailleurs visible partout dans le salon. Outre les fabricants spécialisés et les entreprises de broderie, on retrouve également des fournisseurs tels que M-Shirt Belgium (stand 463), L-Shop-Team Belgium (stand 4181), Karman Textiles (stand 415), Minerva Textile International (stand 482), Textiel Groep Holland (stand 4106), Maison Broderie (stand 4120) et Feeline Borduurwerk (stand 4186).
Atelier 'Impression plus durable: réponses des chercheurs et du monde de l’entreprise
Le lundi 5 octobre, le VIGC et Centexbel organisent un atelier à vocation technique autour de quatre thèmes: l’utilisation des matériaux, l’intelligence artificielle, les encres biosourcées et les flux de déchets. L’atelier débutera à 9 heures avec Fons Put (VIGC) et Willem Uyttendaele (Centexbel). Ils examineront comment les entreprises d’impression peuvent optimiser leur consommation d’encres et de supports, ainsi que les possibilités de réutilisation des matériaux déjà imprimés. Dans une économie circulaire, ce n’est en effet pas seulement le choix du matériau qui importe, mais aussi la quantité consommée et ce qu’il advient de celui-ci après utilisation.
Geert Bammens (VIGC) abordera ensuite le thème de l’IA dans le contexte de la chaîne de production. Aujourd’hui, les entreprises d’impression collectent de grandes quantités de données relatives à la planification, à la production, à la maintenance et à la qualité. La question est de savoir comment l’intelligence artificielle peut transformer ces données en informations exploitables et en un soutien intelligent pour l’opérateur. Des exemples concrets issus du secteur graphique doivent montrer que l’IA ne doit pas nécessairement rester un scénario futuriste abstrait.
La chimie qui sous-tend l’impression sera également abordée. Brecht Demedts (Centexbel) traitera des encres, colorants et revêtements d’origine biologique, ainsi que des possibilités que ces matériaux peuvent offrir pour une production d’impression plus durable. Enfin, Wouter Tack, de Seenons, se penchera sur ce qui reste après la production. Sous le titre 'Des déchets d’entreprise aux matières premières', il abordera la gestion pratique des déchets pour les entreprises graphiques.